08 décembre 2008
Encore une histoire de bac
Enfin une bonne nouvelle du côté du moule à gâteau ?
Pas vraiment… mais pour l’immeuble, si.
Cela fait déjà 5 mois que j’habite ce nouveau moule à gâteau, et toujours pas de bac à poubelle pour ce chez-nous. Je veux dire par là: pas d’endroit où mettre son petit sac d’ordures ménagères.
C’est donc hebdomadairement pour les poubelles, quotidiennement pour la litière, que je suis obligée d’arpenter les rues pour mettre mes poubelles dans le bac des autres (soit le soir vers 19h) soit de les mettre dans une poubelle publique. Et c’est souvent pénible. Même pire que ça. Mettez-vous juste à ma place, vous comprendrez le degré de plénitude que je peux atteindre.
Alors en ce jour exceptionnel, terminé de faire les poubelles des autres.
Ce matin, en grande privilégiée que je suis, j’ai été la première à découvrir le cadeau de Noël qui nous attendait au pied de la lourde porte de notre immeuble. Bien simple, il y avait même les papiers protecteurs des adhésifs collés sur le bac, au fond dudit bac. Il en faut peu pour être heureux…
(C’était temps ! Emménagée fin juin, bac attendu depuis début septembre)
C’est donc tout naturellement que j’y ai déposé comme cadeau ma première poubelle :
Les crottes de mon chococat.
21 novembre 2008
Occupé
Sérieusement, ce moule à gâteau est réellement de seconde 36459e main.
Alors que j’avais cru enfin à une paix éternelle concernant les menus problèmes que je rencontre depuis mon déménagement (puisque résolus seulement depuis le week end du 15 & 16 novembre), me voilà uniquement avec une paix toute relative.
Mais quel est mon problème cette fois-ci ?
J’avais déjà évoqué l’objet de mes soucis, qui fait toujours des siennes.
Mes toilettes ne se laissent toujours pas impressionner, et déversent leur bile… en continu.
Le niveau de l’eau du réservoir a été modifié pour que je dispose enfin de toilettes adéquates. Sauf que cette fois, au lieu d’être trop bas est… trop haut.
C’est donc obligée que je me dois de couper l’arrivée d’eau et d’utiliser mes toilettes comme vous utiliseriez un pot de chambre. Je vous laisse imaginer le tableau (et rire un peu, allez-y gaiement). Vous vous dites "oui mais Mlle Ôooohlàlà, c’est facilement réparable, ça !".
Apparemment, pas : réparés dimanche 16, fuite observée lundi 17 au matin et relayée au propriétaire quelques minutes après, je me retrouve ce vendredi 21 avec le bec les pieds dans l’eau ou presque.
Vous pensez au dégât des eaux, hein, tout comme moi ?
Oh, cela me passe au-dessus de la tête.
Et dans quelques jours,
je pousserai une telle gueulante
que cela s’entendra à plus de 100kms de là.
26 septembre 2008
Le maté
Tout le monde sait que j’ai un évier meurtrier qui a élimé les rangs de mes adorables verres, grmbl ! Vous savez un évier si blanc (mais je ne sais de quelle matière) qui laisse croire à sa gens qu’il en est parfaitement innocent…
Mais un meurtre se trame chaque jour dans ma cuisine. Oui, il y a pire et plus fort que l’évier. Il laisse moult gouttelettes sur la surface (indéfinissable) immaculée de mon évier. Il dessine immanquablement le contour de ses victimes au trait souvent sanguine au fond du bac à laver. Et le pire, c’est que c’est impossible à nettoyer ! J’ai beau zieuté pendant de longues minutes les parois de mon évier, j’ai beau surgir par surprise dans ma cuisine, je n’ai trouvé aucun lutin voleur de clefs sur le rebord de mon évier à nettoyer ses pinceaux colorés. Je reste suspicieuse, je compte les rangs parmi mes couverts, j’inspecte mes placards de produits alimentaires. Non, rien de rien, aucun indice…
Horreur, enfer et damnations, mon éviter a été assassiné… par le thé !
Du coup, j’ai décidé
de me remettre au café.
02 septembre 2008
Mélodrame dans la salle de bain rouge sang
Bon, pour commencer ma salle de bain est tout sauf rouge sang. Mais pour le titre, c'était quand même mieux.
Il faut savoir avant tout, que mes salles de bain précédentes et notamment la dernière qui a fait l'objet de l'achat de magnifiques poissons-crochet-bleus d'une valeur inestimable, étaient dans leur ensemble, essentiellement blanches donc prêtes à accueillir tout tentative bleuesque. Parce que c'est comme ça, une salle de bain, c'est bleu; une cuisine, c'est rouge.
Sauf que dans mon nouveau moule à gâteau, la salle de bain, bah... elle est rouge. Enfin... Elle est rose saumon ET marron berk ET rouge-rose-orangé. Oui, tout ça en même temps. Alors, imaginez ma stupeur à devoir laisser dans le fond de mes placards ma décoration bleue en attendant un nouveau déménagement (!). Voir des années d'efforts dans la recherche d'objets aussi parfaits qu'exorbitants trainer dans des placards plein de poussière, cela briserait le coeur à bien des gens nenettes fashion.
D'autant plus, qu'en véritable acharnée, j'ai tenté de laisser vie à mes poissons-crochet-so-blue sur les minuscules carreaux de carrelage (NotedelAuteur: 2x2 cm). J'ai tenté de les coller par ventouse (oui, car ce ne sont pas de vrais poissons vivants, mais de simples crochet-ventouse), les scotcher, les emmurer. Mais rien n'y fait.
Ma salle de bain a déclaré
la guerre.
24 juillet 2008
"au pays de ..."
Mon emmenagement effectué, c'est au bout de quelques jours qu'on se rend compte des menus défauts de son nouveau moule à gâteau.
Premièrement, il faut savoir que votre Mademoise du Ô du Gâteau favorite est une véritable geek: elle a eu internet avant l'eau chaude. Et oui, difficile de se faire dépanner une chaudière un 29 juin 2008 à 19h30. Bon, après quelques heures de douches froides, le calme est revenu.
Ce n'est pas pour autant, deuxièmement, que le problème du plafonnier de mon séjour fut réglé. En effet, bien que n'étant pas liliputienne, perchée sur un escabeau, le plafond demeure toujours trop loin. Heureusement, ayant une lampe extraordinaire, à l'heure actuelle, j'arrive encore à m'en passer.
Petite annonce: tu es de sexe masculin ou féminin (indifférencié), tu es capable de ne pas t'électrocuter, de comprendre le problème et de visser une ampoule (bases indispensables) et tu mesures au moins 300 centimètres (indispensable), contacte-moi car tu es la solution à mon plafonnier.
Troisièmement, et très rapidement, j'ai les toilettes les plus économiques de la planète: pour une feuille de papier, par manque de pression, plusieurs fois la chasse d'eau tirée, tu devras. C'est pourquoi, dans peu de temps, une affichette dans mes toilettes y sera scotchée proposant intimement "tirez-moi par trois fois" et dans encore moins de peu de temps, une lettre mot salé dans la boite aux lettres de la proprio y sera déposé.
Quatrièmement, ne nous arrêtons pas en si bon chemin, mon évier fait des siennes. ding, ding font les couverts contre l'émail; bling, bling font les verres contre l'émail; mais je continue d'entasser les objets prêts à être lavés et tchhhhhhling font mes magnifiques tasses ô adorées contre l'émail.(et #$*ù% fait la Mlle Ô du Gâteau contre l'émail). Cela me servira de leçon? Mais que nenni, j'y ai aussi perdu un verre et une assiette. Difficile d'attraper de nouvelles bonnes habitudes.
Cinquièmement et pour finir, métaphoriquement parlant, j'habite chez les géants (ça, ce n'est point métaphorique). Réellement. J'ai des meubles en hauteur en cuisine; il m'est donc difficile dans la vie de tous les jours de vivre sans gros mots fusant et sans lancer des sorts et autres sortilèges à la planète entière. Et il y a de quoi ! Quand vous voyez que je n'arrive pas à atteindre le fond du 1er étage, bras tendu et sur la pointe des pieds...
Pour y remédier,
j'ai acheté un
tabouret pour farfadet.
25 juin 2008
Petit à petit
J-3: Nouvel épisode - Récupérer les meubles.
Oui, car c'est bien beau de déménager et de ne pas ré-emmenager directement; mais les meubles, faut les stocker. Alors, comme on a pas la place-pour-mettre-tout-ce-fourbi-immense, hop, on le met chez le chez-soi de son entourage. Sauf que l'entourage en question, il habite à 1h30 du Bercaildemoi. Mais maousse costaude comme je suis: même pas peur.
Et puis, on est arrivé. Beh, y'a'qu'ça à déménager?! Alors on compte les planches, les meubles qu'on assemble mentalement dans la tête; on en vient même à compter les clous. Non, tout est là. Meubles & Cartons. On charge, et puis on s'en va. Ca, c'est fait.
En fait, c'est comme une répet' du Jour J. Sauf en beaucoup moins grand et en beaucoup moins pire. Et le problème des répétitions... c'est que cela ne tient jamais compte des imprévus. Car des imprévus, il faut toujours en prévoir.
04 juin 2008
Qui me cherche, me trouve.
La future trouvaille du nouveau Moule à gâteau inclut moult recherches. Bonjour les levés-tôt, les multiples trajets, les allers-retours, les fiches remplies, les questions posées, les photos prises et le plus fastidieux, les recherches géographiques.
J'ai consulté des centaines d'annonces, j'ai contacté environ 80 auteurs d'annonces, j'ai échangé environ 400 mails, j'ai bousillé 4h58 de forfait téléphonique, j'ai effectué 28 aller-retour en métro, j'ai avalé 16 kilomètres à pied, j'ai consacré 45 minutes pour chaque visite et j'ai rempli 14 fiches d'appartements et ai collecté des centaines d'informations.
Et puis, ce mercredi.... l'appartement idéal. Trouvé grâce à Faë. Voilà, c'était pourtant pas compliqué.
Pourquoi je n'ai pas commencé par là, mh?
Donc, je suis fière de vous annoncer officiellement que Faë
a une nouvelle supra-voisine.
et concrètement,
une toute nouvelle amitié nait,
et ils vivront de gâtO chocO.
non je n'habite pas au n°17 :p
30 mai 2008
JF ch. annonces sérieuses
Les recherches d'appartements sont déjà suffisamment complexes. Mais histoire d'être masochiste, autant rajouter l'envie de traiter avec un particulier.
Il y a tout d'abord l'établissement des critères prioritaires nononon, je ne passais pas outre, et ceux secondaires qu'on sait déjà qu'on n'aura pas.
Moi déjà, j'passe par la technologie virtuelle. Faudrait quand même pas exagérer. L'avantage est de mesurer la motivation et la disponibilité du plausible propriétaire. De mater les quelques clichés sordides. Puis, d'établir une visite si l'annonce qui a retenu notre attention se révèle à la hauteur?
L'avantage j'essaye d'en trouver un, hein c'est que mentalement, on construit la ville très vite. Plus vite que dans les Sim's ou autres jeux en ligne. Hop, on trace les axes principaux, on déplace les quartiers, on rapproche ou éloigne des monuments. C'est encore mieux que les legos de notre enfance.
Finalement, tout est admissible. Vraiment?
Oui, parce que des annonces zétranges. Il y en a partout. Même sur le net. Surtout sur le net.
¤ JH propose chambre gratuite contre échange de prestations. Pour étudiante avertie.
Je n'ai pas pu résister à l'appel au cri de rute du mâle virtuel. Je suis comme ça. Alors je lui ai envoyé un mail parfumé avec des petits coeurs partout pour lui demander des précisions. "Bah, je suis célibataire, il faudrait s'occuper de mon corps 2 à 3 fois par semaine". Premièrement, et sans épiloguer 25 lignes: 2 à 3 fois par semaine, c'est un petit joueur. Secondement, art. 16-6 du Code Civil "Aucune rémunération ne peut être allouée à
celui qui se prête à une expérimentation sur sa personne, au prélèvement
d'éléments de son corps ou à la collecte de produits de celui-ci." GAME OVER.
¤ Couple illégitime recherche chambre ou studio (si le locataire absent en journée) pour partie de jambes en l'air, en toute discrétion.
Celle-ci... elle est tout mignonne. Le coquinisme j'invente les mots que je veux léger qui s'en dégage ne peut que prêter à sourire. Mais quand même, ca m'embêterait, d'arriver chez moi, en pleine activité du couple libertin.
C'est bien marrant de trouver des annonces originales,
mais faudrait que je m'active sérieusement,
pour le mien, d'appartement.
12 mai 2008
Cartonnage
Un jour, cela devait arriver. Il commençait à prendre l'eau, je commençais à me lasser.
Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours bien aimé déménager. Mais ce Moule à Gâteau-ci, je l'aimais bien, quand même.
Et voilà, le compte à rebours est lancé, 7 jours avant la remise des clefs.
Facile à dire, beaucoup moins à faire.
¤ Premièrement, trouver des cartons. Vous pouvez toujours chanter une sérénade au balcon de votre voisin tout fraichement installé afin qu'il vous balançât des cartons. Ou alors, vous pouvez tout simplement récupérer ceux qu'il a négligemment déposé sur la poubelle jaune à papier. Cela dispensera les voisins de vos fausses notes, et vous de prendre une saucée.
¤ Bien évidemment, vous pouvez toujours chercher les cartons de fin fond de benne d'un magasin de meubles, type Conf* qu'on ne citera pas. Mais c'est à vos risques&périls, car j'ai bien failli y laisser au moins 1/4 de ma vie, si mon frère n'avait pas été assez costaux-biscottos pour me sortir de là, en me voyant m'ensevelir dans les cartons, riant à gorge déployée.
¤ Ou alors, usez et abusez de cartons élimés ayant subi moult déménagements, mais qui sont eux, siglés d'un chuppen (notez ma culturation), et ça, ça n'a pas de prix.
Note de l'auteur: les 3 solutions sont combinables.
Deuxièmement, faire les cartons. Si vous êtes un tantinet bordélique, vous risquez de passer votre nuit dans les bras d'un beau mâle à trier. Le mot est lâché, sentimentalisme relégué au fin fond du tiroir, il va falloir choisir, classer, jeter, récupérer, déplacer. Si vous êtes maniaque, vous aurez déjà établi cette étape-indispensable-que-tout-le-monde-trouve-rageante-mais-pas-vous, et aurez déjà classé les objets par taille, couleur et assurément aussi par matière.
C'est dit: vous devenez un(e) expert(e): c'est à peine si la nuit vous énumérez à voix haute les qualités intrinsèques de chaque type de carton. Que vous enfouissez les objets entourés de 5 couches papier, d'1 couche à bulles et de 3 serviettes ou que vous les jetiez pêle-mêle-ça-arrivera-bien-entier-à-destination; ils se font presque tout seuls grâce à votre sueur d'eau et de sang.
Troisièmement, scotcher. Oui. Le scotch marron est ton ami. Attention, aussi étrangement que cela puisse paraitre, ce scotch a les mêmes priorités que la cire d'épilation chaude. Economique et efficace, la pilosité des cocos risque d'en prendre un coup. Il va de soi que les filles, les vraies, celles-qui-ont-des-cheveux-longs-et-qui-sentent-bon-la-vanille auront au préalable attacher leurs cheveux en chignon serré. Après avoir lutté ardemment pendant des jours durant à scotcher les cartons et non vous; vous serez alors à même de crier votre joie en effectuant le marathon de Manhattan à cloche-pied, courant un tour entier du stade Aimé-Giral, faire le tour du pâté de maison sur les mains, ou en suivant consciencieusement les murs de votre appartement de 12 m².
Quatrièmement, et pour clôturer le tout, déménager (=descendre les cartons en soufflant et en étant tout rouge). Vous habitez au 26e étage d'un immeuble, l'ascenceur est en panne, vos amis forts-beaux-et-mâles-"tu-sais-j'ai-un-truc-trop-important-à-faire-ce-week-end" sont absents; mais rien ne pourra vous arrêter, ni l'élimination de l'ASM en HCup, ni les montagnes déplacées, ni le changement d'orbite de la Terre, ni l'envie irrésistible de votre félin à déballer le scotch dans l'appartement, non, décidément, rien ne vous arrêtera.
Sauf peut-être le fait que vous ne pouvez même pas soulever le carton ainsi empacté.
