18 décembre 2008
Le bonheur tient à peu de choses
Ce matin, je jubilais.
Enfin pas trop, histoire de ne pas lui montrer ma joie. Cela aurait été me trahir. Et il aurait été capable de retarder l’arrivée de son train de 90 minutes (chose qu’il a d’ailleurs faite, véridique)
Et oui, Chou est en vacances depuis hier et il prend le large aujourd’hui.
Et moi, je suis contente.
Je ne suis pas une pauvre veuve chérie esseulée triste, car… c’est la liberté !
Liberté de profiter de son appartement en toute impunité.
Liberté de mettre de la musique qu’il n’aime pas à fond les ballons.
Liberté d’augmenter la température de ses fichus radiateurs.
Liberté de dormir dans un pyjama sans représailles.
Liberté de laisser la télévision allumée sur nolife toute la sainte soirée.
Liberté de faire pipi en laissant la porte ouverte.
Liberté de manger des trucs hyper caloriques et pas des choux japonais.
Libertéééé ; chante-moi ton noooom.
Enfin, je ne vais pas trop crier fort, car cela sera son tour après.
T’inquiètes Chou,
Je prends soin de tes plantes
… et surtout de ton sapin-de-l’avent.
13 décembre 2008
Femme qui rit...
Chou pour mieux dompter sa gazelle charmer sa demoiselle, croit comme tout homme qui se respecte, que les nanas craquent pour certaines caractéristiques.
Prenons aujourd’hui, la voix suave, grave qui fait chavirer les cœurs et fondre toute femme. Oui, d’accord, nous avons toutes un exemple précis d’une voix qui nous touche particulièrement, tant par la chaleur de la voix que par le son grave.
Dans ses petits moments de "flattons son encolure" (soit celle de Mlle Ô) car il ne faudrait pas oublier quelques fois de ménager sa monture, le Chou est pris d’une grande créativité. Séduire sa belle pour mieux la retenir. Certes.
Discrètement et surtout pensant l’être, le Chou se pare alors d’une voix de… crooner. Vous avez bien lu. Sans paroles mielleuses ni même poème à la Rimbaud, le Chou tente de m’apprivoiser et de me flatter en aggravant sa voix.
Sauf que… Les résultats furent moins que concluants.
Et oui, l’effet donné à sa voix fut tout de suite détecter par mes esgourdes. Et non seulement, le repérage fut immédiat mais la réaction, aussi ! Point courtisée, la Mlle Ô que je suis, partie dans un fou rire des plus mémorables. La belle inventivité des hommes, à défaut de nous enjôler, ne nous laissera jamais de marbre.
Et c’est donc tout naturellement,
Comme le replay d’un magnéto,
Que je lui demandai moult fois de recommencer.
04 décembre 2008
Ergo non sunt
On ne peut pas être tout le temps d’accord, d’accord.
"les gouts et les couleurs ne se discutent pas" d’accord.
Mais quand même !
Certes, c’est généralement inconscient.
Mais toi ou moi, ça nous éneeeeerve.
Car on s’en rend réellement compte; on se demande d’ailleurs même si ce n’est pas fait exprès.
On trouve généralement dans notre entourage, quelqu’un, qui par un pur hasard, se décide à entrer dans une période de contradiction. Avec vous, hein. Sinon, ça ne vous éneeeeeerve pas. On avait déjà parlé du non, c’est pas pareil, voici donc le non de contradiction.
Et ce non là, croyez-moi ou pas, Chou le maitrise. Et quoique je dise, il est généralement et fondamentalement contre. Heureusement que dans la vie quotidienne, la majorité des discussions s’avère futile, sinon cela ne me m’éneeeeeerverait pas, ça me foutrait dans une colère noire. Le non de contradiction, ça se fait très simplement ; d’où l’expression connue il suffit que je dise blanc pour qu’il me réponde noir. A toute question, j’ai généralement le droit à la négative. Au bout de la 10e fois, je comprends et j’évite de poser des questions. Mais, mon discours est généralement ponctué de non par une voix masculine. Oui, j’ai qu’une envie, lui dire "non" moi aussi.
Alors je tente de reprendre mon calme, faire comme si de rien n’était; car si j’ouvre la bouche, c’est une simple explosion des mots les plus fleuris que je connaisse qui sortiront et pas réellement une explication. Et les fois, où j’introduis discrètement le sujet afin d’apaiser les tensions, c’est "non, je ne dis pas non" "et là, tu viens de faire quoi?". N’allez pas faire reconnaître une période non de contradiction à quelqu’un vous prouvera 1°) qu’il y est toujours, 2°) que c’est inconscient. Le meilleur à faire est encore de composer avec et d’attendre que cela se tasse.
Vivement la période du
oui permanent !
26 novembre 2008
Vantardise
Depuis quelques temps, Chou court.
Bon, on a bien vu que ce n’était pas après le temps.
Mais comme ça, pour son plaisir personnel masochiste, le Chou court. Bon, il ne court plus en rond depuis quelques temps, il court pour aller au boulot. Et ce n’est pas une mince affaire. 22 minutes l’aller, cela en fait du temps sous le froid et la pluie de ce triste mois de novembre.
Et alors me direz-vous ?
Mais là est tout le problème.
Il s’est ramené tout fier dans son salon (et surtout tout nu) pour me montrer un étrange phénomène, avec un "Regarde, mais regarde", "Où ça ?", "Mais làààà, Mlle Ôooohlàlà !". Je m’attendais à un traumatisme, à un os cassé, ou même à un tatouage qui serait apparu comme par enchantement. Je me demandais même s’il ne voulait pas que je vienne constater que son coincoin du bain, il est trop méchant. Mais non, il avait décrété avoir une blessure de guerre sur la cuisse. Là, exactement là. Une blessure de guerre…d’avoir trop couru. Bien évidemment.
Et c’est ainsi que sa fierté se trouva une fois de plus sur le plus magnifique du piédestal-de-la-fierté-qu’il-existe-en-ce-bas-monde. Alors qu’entre nous, c’est juste une petite zone dermique où le sang est venu cogner contre l’épiderme.
Mais le pire dans tout cela,
c’est qu’il y croit dur comme fer
que c’en est la raison.
19 novembre 2008
Tartuferie
Le Chou manœuvre en secret pour m’être indispensable et subliminalement, pour me mettre aux fourneaux, côté sucre.
Il manigance de l’art culinaire.
Ce machiavélisme atteint son paroxysme dans mes cadeaux… Tout est tourné vers l’alimentaire :
- j’ai reçu premièrement des graines de sésame et des amandes. Comme ça, c’est cadeau.
- Puis, il m’a offert facilement 10 livres de cacahouètes. Comme ça, c’est cadeau.
- Et enfin, un livre sur les verrines. Comme ça, c’est cadeau.
Enfin, pour finaliser son projet, il lui arrive souvent d’acheter dans la rue, des viennoiseries plutôt format familial, en me disant "hein que tu partageras avec moi ?", "je ne mangerai pas tout, tu sais". Qui, après analyse, cette formulation se trouve fausse, car son ventre peut engloutir beaucoup de choses. Qui, après traduction, cette formulation signifie: regarde ce que j’aime pour que t’en fasses chez toi, avec tes petites mains.
… mais quel manipulateur !
Alors, bien sûr je m’exécute : cakes, brownies, muesli, gâteaux et tartes, etc. !… parce-que j’aime ça.
Et parce qu’on tient aussi et surtout un homme par son ventre.
Et puis finalement n’oublions pas,
Que lui aussi cuisine.
11 novembre 2008
4 envies en C.
Heureusement que dans l’année, il y a des jours comme ça.
Des jours "off", on l’on vit véritablement dans une parenthèse ; un moment suspendu et privilégié.
Ce genre de journée, où je décrète allègrement que c’est une journée de "mes 4 envies en C".
C’est une tambouille des jours magiques ; une occasion qui crée sa rareté… et sa préciosité.
Le premier C… comme Couette. Car passer la journée (ou presque) sous la Couette Géniale, c’est tout simplement Bonheur dans la vie.
Le deuxième C… comme Câlins. Avec un ‘s’, car des câlins, il en faut plein plein plein pour parfaire ce bien-être.
Le troisième C… comme Cocooning. Ce genre de journée, où si tu privilégies déjà les deux premiers ‘C’, tu auras de fortes chances pour être sur une lancée majestueuse de journée prélassement & cocooning.
Le quatrième C… comme Chou. Car il est indispensable pour former mes 4 envies en C. Car une journée de 3C sans l’élément fondateur, c’est finalement une journée comme les autres.
Une journée off, une journée de mes 4 envies en C… Rien de mieux pour insuffler des petits quarts d’heure de bonheur à Mlle Ô.
08 novembre 2008
La lutinerie frappe encore
Chou, s’apprête à faire le lit, en homme bon, qui aime les choses rangées.
Cependant, au moment de secouer la couette pour la déplier et un peu la défroisser, une lutine fait son apparition. Nous connaissions déjà chez moi le lutin voleur de clés… Serait-ce une épidémie ?
Cette lutine-défaiseuse-de-lit d’environ 165 centimètres (ce qui s’avère quand même ultra grand pour une lutine) s’octroie le titre de reine du royaume, après celui durement acquis d’Empereure de Salle-de-Bains.
Il en va sans dire que les deux partis sont prêts à tout défendre ce bout de territoire. Et c’est donc dans une lutte au corps-à-corps terrible que Chou et Lutine-défaiseuse-de-lit se bagarrent le tatalit. Chou utilise ses mucls, Mlle Ô Lutine-défaiseuse-de-lit, ses grimaces ; combat inégal dans les armes, avouons-le.
Pour ce duel sans nom, il est évident que tout est accepté : piquer la couette, battre de l’oreiller… Avec un acharnement digne des plus grands films de guerre américains, les deux protagonistes se perdent dans un affrontement sans fin, perdus dans les grognements et autres monstrueux rires. L’une se fait généralement plaquer et limite assommer sur le tatalit, l’Autre se retient de partir in fine en fou-rire malencontreux.
Mais évidemment on ne vous donne pas le nom de la vainqueuse du vainqueur qui parait tellement évident.
Car c’est elle qui pavane au milieu du salon,
la couette autour des épaules,
comme un véritable trophée-cape
de cette lutte acharnée.
01 novembre 2008
L'heurbitude
Quand on ne connaît pas le Chou, ou si on vient tout juste de le rencontrer ; on comprend très vite qu’il a un rapport tout particulier au temps. C’est un peu comme une seconde peau, c’est ce qui le définit. C’est ce genre de trait, que soit t’acceptes, soit pas.
Bref, le Chou est doué pour faire passer le temps on ne peut plus vite. Non mais qu’il a l’art et la manière d’apprécier sa propre compagnie ou de vous faire apprécier la sienne (si, bien sûr) mais il fait passer le temps sans qu’il ne s’en rende compte. Un peu comme une baguette magique. Evidemment, il ne faut pas être un(e) persécuté(e) du "le temps c’est de l’argent" ou du "toujours plus vite" car le Chou, même s’il le souhaitait, ne pourrait répondre à pareille demande ; c’est pire qu’un non-vouloir physique, c’est pire qu’aller contre le fait que la terre tourne toujours dans le même sens. Bref, c’est impossibeul.
Le problème est qu’on peut se demander à quoi sert un tel don ? De mon point de vue, comme de celui des autres ou même du sien : à rien. Il pourrait se lancer dans la quête du gagnage du temps, malheureusement pauvre de lui, cela non plus, n’est point possible. En attendant, son entourage semble (?) s’être habitué être résolu à ce don particulier. Enfin, ils font avec. Ou pas.
Mais comment cela se traduit-il ?
¤ S’il est invité à une soirée à 20h. il comprendra qu’il est invité à partir de 20h… son arrivée pourra alors s’avérer être très tardive.
¤ Si un concert commence à 21h, il comptera non seulement la première partie, mais aussi le retard (se dit-il) quasi habituel de début de concert. Et il arrivera tout juste à temps pour voir le groupe/artiste à l'affiche commencer.
¤ S’il doit faire toutes sortes d’activités diverses et variées; il commencera forcément par le temps de prendre le temps. Ainsi, s’il vous parle de ménage à 14h, comptez 15h30 ou 16h… pour qu’il démarre… !
Et il va sans dire, que tout petit acte s’avère être une véritable entreprise, car un rien peut attirer son attention et le détourner de son objectif, une heure… ou une après-midi !
Cependant, le conditionnement peut être jouable. Il ne s’agit pas bien évidemment à coup de pied de biche de le faire céder (quoique…) mais tout simplement de flatter l’encolure de sa monture amener les bons arguments: cela peut passer par le plaisir d’autrui de le voir à l’heure et souriant ; le plaisir d’aider aux derniers préparatifs ; le plaisir d’éviter la sempiternelle réflexion du où-pourquoi-comment-il-est-en-retard.
Et puis, avec un peu d’entrainement, on comprend très vite qu’il n’a tout simplement pas de repère dans le temps, et encore s’il arrive à s’apercevoir qu’il fait jour ou nuit c’est déjà pas mal. Il suffit alors d’une certaine organisation : lister les événements, confirmer sa présence, et établir un véritable retroplanning professionnel, qui sera utile même dans les dernières minutes avant le moment M.
Tout est une question de management : le coacher en lui apprenant l’heure, son retard déjà imminent et le temps encore disponible qui est consacré à telle ou telle tâche. Il faut évidemment être fairplay et s’apprêter mentalement à déborder dans l’effectuage des diverses tâches. Bref, il est humain, il faut garder ses pelotes de nerfs aussi saines que possible.
Et puis avec le temps, petit à petit, le Chou n’arrive plus en retard.
Voilà, c’est un joli compris d’arriver plutôt à l’heure, entre un Chou en retard et une Mlle Ô toujours en avance.
Mais bon, il n’y en a qu’une,
qui en retire toute la fierté,
quand on corrèle l’arrivée à l’heure du Chou,
et l’arrivée d’une Mlle Ô,
dans sa vie.
25 octobre 2008
A la bonne heure
Le Chou et sa meuf donzelle Mlle Ô rentrent du boulot de concert un vendredi soir, aux alentours du samedi matin 3h. Alors que je prenais mon élan pour m’exalter sur ladite heure où l’automatisme programmé Chou-Lit-Sexe-Dodo allait se déclencher, le Chou s’extasia. Pire que ça, il se fouta royalement de ma royale gueule et s’octroya d’un coup, d’un seul 10 000 points à son score car il ne va pas être trois heures Mamzelle Ôoooo, comme convenue par le changement d’heure et ses standards mais bien 2 heures. Pour peu, il aurait presque esquissé la danse de la joie. Mais quand même pas.
Sous les houles horairesques de Chou, la Mlle Ô a du vivre sa journée avec l’irrémédiable envie de toujours regarder l’heure (et comme elle ne porte pas de montre…). Je ne me suis pas étonnée de voir l’heure affichée publiquement, et d’y soustraire mentalement (et avec une difficulté énormissime à savoir si je le faisais bien dans le bon sens : gagner une heure donc la soustraire et non l’inverse). Pour être… à la bonne heure.
Au fil de mes activités activitesques, la journée s’est déroulée aussi bien que possible, avec la multiplication des pains tâches à gauche et à droite.
Au moment de rejoindre mon cher et goutû Chou, à 19h pour se posailler avant d’aller au second concert du week end (sic. le samedi soir pour ceux qui n’ont pas suivi), il m’annonce penaud à mon arrivée, qu’il n’est pas 19h mais bien 20h. Que le changement d’heure se produit bien à 3h mais que c’est juste… demain.
Et là, d’un seul coup, Mlle Ô a sorti le rire sadique du Chou et il a perdu tous ses 10 000 points qu’il croyait fièrement avoir gagné en 5 secondes avec la royale rage de s’être royalement foutu de ma royale gueule ; et a perdu aussi, sa crédibilité en matière d’heures, de fuseaux horaires et de tout changement inhérent au temps.
Bref, pour vivre à l’heure
Ne faites pas confiance à Chou
Comment qu’il s’est trop pris la honte sur ce coup-là. Trop, trop, trop.
23 septembre 2008
Péremption de la pâtisserie
Je crois bien que je n’ai pas respecté la DLUO. (date limite d’utilisation optimale).
La trentaine largement dépassée (bah quoi ? non ?), un homme s’essouffle : j’ai signé avec le mauvais, il assume très bien sa part féminine (anima) et la testostérone doit alors manquer : plus d’hommes ultra viril (ouf)… mais plus d’hommes qui tiennent.
C’est donc tout naturellement que je lui ai demandé « mais qu’est ce que c’est que ça ? » en parlant d’un cacheton ovale trouvé in the bathroom (où le Chou n’était présentement pas), et il m’a répondu que c’était une pilule de vitamines. C’est alors que vous noterez la spontanéité à la question suivante « et elle est de quelle couleur ? » Il m’a répondu après un moment de réflexion (1ère erreur) qu’elle était tricolore (2e erreur). Le commentaire hautement recherché et décapant est arrivé, par contre de mon côté, relativement rapidement : « ouais c’est çaaaaaa, c’est çaaaaaa ». Les nenettes ont beau l’air d’être connes, elles ne le sont pas vraiment. Le Chou ne s’est complètement pas dégonflé, mais n’a pas pipé mot par la suite, mais a affiché un grand sourire… de traitre ?
Quoiqu’il en soit, méfiez-vous de ce que prend votre homme en secret dans la salle de bain : de l’héro passe encore, du viagra passe encore, mais de la vitamine en cacheton : ça ne va plus du tout !
Ceci dit, que ce ne soit que de vitamines,
Chou fait ce qu’il peut,
pour tenir.
